Le règne de Louis XVI est marqué par de nombreuses tentatives de réformes économiques et institutionnelles, dans le sillage de la réforme René Nicolas de Maupeou (1771) initiée sous Louis XV. À au moins quatre reprises (avec Turgot, Necker, Calonne, Loménie de Brienne, puis Necker de nouveau), Louis XVI tentera de mener des réformes plus ou moins profondes du royaume, et plus spécifiquement l'instauration d'un impôt égalitaire. Il se heurte à chaque reprise à l'opposition des élites du pays (la majorité de la noblesse et une partie du clergé) et de son entourage (la cour, la reine, etc.). Les Parlements, composés de la noblesse de robe attachée au maintien des privilèges, s'y opposeront également et Louis XVI, qui est un légaliste, n'entend jamais excéder les pouvoirs que lui donnent les lois fondamentales du royaume. Il doit donc faire avaliser ses réformes. La convocation des États généraux, au cours desquels Louis XVI espère pouvoir faire plier en toute légalité les deux ordres qui le bloquent est le dernier épisode de cette confrontation.
C'est sous son règne, le 24 août 1780[3] que la question préparatoire[4] est abolie puis, 1er mai 1788, un nouvel édit supprime la question préalable[5]. Les parlements refusent toutefois d'entériner cet édit et le roi doit tenir un lit de justice pour l'imposer le 8 mai 1788. De nombreux travaux publics sont également lancés notamment en matière d'assèchements de marais.
La France joue un rôle géopolitique prépondérant en Europe. Le roi dote l'armée d'une marine qui rivalise pour la première fois depuis la Guerre de succession d'Autriche (quarante ans auparavant) avec celle de l'Angleterre, notamment lors de la Guerre d'indépendance des États-Unis où la France aide militairement les "insurgents".
Il poursuit la politique traditionnelle française d'appuyer des missions catholiques au Proche-Orient. Face au vide créé par l'interdiction de la Compagnie de Jésus (les Jésuites) en 1773, il choisit les Lazaristes pour les remplacer dans les missions en territoire ottoman. Le Pape Pie VI accepta ce changement, symbolisé par la prise en charge du centre des missions catholiques en Orient, le Lycée Saint-Benoît à Istanbul, par la Congrégation de la Mission de Saint Vincent de Paul, le 19 juillet 1783. Il reconnaitra comme valide les actes de naissances, mariages, décès de ses sujets protestants en 1788 (Edit de Tolérance).
Suite à la première tentative d'unification des poids et mesures du Royaume de France du Roi Philippe le Long aux États Généraux d'Orléans, en 1321, ainsi que les suivantes jusqu'à celle du Roi Louis XV en 1770, Louis XVI va concrétiser cette longue série de tentatives en signant le 8 mai 1790 le projet d'unification des poids et mesures du Royaume de France, proposé par Talleyrand. Suite au rapport du 19 mars 1791 de l'Académie des Sciences, et sur proposition du Chevalier Jean-Charles de Borda, le « mètre » de Burattini, mieux défini, est adopté comme unité de longueur. Dès le 26 mars 1791, la proposition de Jean-Charles de Borda est transmise par Condorcet à l'Assemblée. Les tâches réparties entre les savants : Borda, Cassini, Lavoisier, et Hauj aboutiront à la détermination du mètre, de la seconde et du kilogramme, fondements du système métrique qui aujourd'hui s'appelle Système international d'unités (SI), appliqué suite à la métrification dans tous les pays du Monde, à l'exception des États-Unis, de la Grande-Bretagne (où les panneaux routiers restent libellés en miles et la bière vendue en pintes), du Liberia et du Myanmar.
Si le blocage systématique des réformes par la noblesse et le haut-clergé est le problème politique majeur de son règne, le déficit croissant en est le problème économique principal. Or là aussi le roi pense qu'il ne peut être résorbé que par de grandes réformes écornant certains privilèges. Les États Généraux, convoqués par le Premier ministre pour tenter de les mener à bien le plus paisiblement possible, échappent assez vite à son contrôle.
C'est sous son règne, le 24 août 1780[3] que la question préparatoire[4] est abolie puis, 1er mai 1788, un nouvel édit supprime la question préalable[5]. Les parlements refusent toutefois d'entériner cet édit et le roi doit tenir un lit de justice pour l'imposer le 8 mai 1788. De nombreux travaux publics sont également lancés notamment en matière d'assèchements de marais.
La France joue un rôle géopolitique prépondérant en Europe. Le roi dote l'armée d'une marine qui rivalise pour la première fois depuis la Guerre de succession d'Autriche (quarante ans auparavant) avec celle de l'Angleterre, notamment lors de la Guerre d'indépendance des États-Unis où la France aide militairement les "insurgents".
Il poursuit la politique traditionnelle française d'appuyer des missions catholiques au Proche-Orient. Face au vide créé par l'interdiction de la Compagnie de Jésus (les Jésuites) en 1773, il choisit les Lazaristes pour les remplacer dans les missions en territoire ottoman. Le Pape Pie VI accepta ce changement, symbolisé par la prise en charge du centre des missions catholiques en Orient, le Lycée Saint-Benoît à Istanbul, par la Congrégation de la Mission de Saint Vincent de Paul, le 19 juillet 1783. Il reconnaitra comme valide les actes de naissances, mariages, décès de ses sujets protestants en 1788 (Edit de Tolérance).
Suite à la première tentative d'unification des poids et mesures du Royaume de France du Roi Philippe le Long aux États Généraux d'Orléans, en 1321, ainsi que les suivantes jusqu'à celle du Roi Louis XV en 1770, Louis XVI va concrétiser cette longue série de tentatives en signant le 8 mai 1790 le projet d'unification des poids et mesures du Royaume de France, proposé par Talleyrand. Suite au rapport du 19 mars 1791 de l'Académie des Sciences, et sur proposition du Chevalier Jean-Charles de Borda, le « mètre » de Burattini, mieux défini, est adopté comme unité de longueur. Dès le 26 mars 1791, la proposition de Jean-Charles de Borda est transmise par Condorcet à l'Assemblée. Les tâches réparties entre les savants : Borda, Cassini, Lavoisier, et Hauj aboutiront à la détermination du mètre, de la seconde et du kilogramme, fondements du système métrique qui aujourd'hui s'appelle Système international d'unités (SI), appliqué suite à la métrification dans tous les pays du Monde, à l'exception des États-Unis, de la Grande-Bretagne (où les panneaux routiers restent libellés en miles et la bière vendue en pintes), du Liberia et du Myanmar.
Si le blocage systématique des réformes par la noblesse et le haut-clergé est le problème politique majeur de son règne, le déficit croissant en est le problème économique principal. Or là aussi le roi pense qu'il ne peut être résorbé que par de grandes réformes écornant certains privilèges. Les États Généraux, convoqués par le Premier ministre pour tenter de les mener à bien le plus paisiblement possible, échappent assez vite à son contrôle.
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