Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est élevé à côté des bâtards de son père, dans une atmosphère assez sobre. Le futur roi en conçut une grande aversion pour le désordre et la dépravation. Le dauphin Louis ne quitta Saint-Germain, qu'en 1609. Il partit alors vivre au Louvre au côté de son père pour y apprendre son futur rôle de roi.
Le jeune roi reçoit une éducation assez superficielle de la part de son précepteur, Gilles de Courtenvaux de Souvré. Peu intéressé par le latin et les lettres, le jeune roi est plutôt passionné de chasse et de musique (il composa plusieurs ballets). Louis XIII se révèle aussi excellent dessinateur et bon cavalier, grâce à l'enseignement de son sous-gouverneur, Antoine de Pluvinel. Mais outre son bégaiement, il est timide et manque de confiance en lui.
A la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il n'a que 9 ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente. La majorité du roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï qui accaparent les plus hautes charges de l'État.
Traumatisé par la mort brutale d'un père qu'il chérissait, le petit roi n'eut pas une enfance joyeuse. Tout d'abord, il ne trouva aucun substitut à l'amour paternel auprès de sa mère Marie de Médicis, qui le considérait comme quantité négligeable. Louis se renferma assez vite sur lui-même. Par ailleurs, le mépris des favoris italiens à son égard accrut son mal-être. En grandissant, Louis XIII devint un être taciturne et ombrageux.
Il y avait pourtant en Louis XIII, à côté de tous ses défauts, des instincts de roi dignes de son père Henri IV et il s'indignait de voir Concini, un étranger incapable selon lui, usurper le gouvernement de son État, tandis qu'on le reléguait dans un coin du Louvre. Il souffrait encore d'une autre blessure plus secrète et plus vive. Marie de Médicis avait trop laissé paraître la préférence qu'elle éprouvait pour son troisième fils, Gaston, duc d'Anjou, puis duc d'Orléans (à la mort du second fils, Nicolas, duc d'Orléans, né en 1604, chéri par le petit roi, mort dès 1611), qui était, en effet, un très gracieux et aimable enfant.
La régence de Marie de Médicis se révéla catastrophique. La très mauvaise gestion des affaires de la reine entraîna de graves troubles dans le royaume et créa chez le petit roi un très lourd sentiment d'amertume. Le 21 novembre 1615 à Bordeaux, Marie de Médicis, maria le roi à Anne d'Autriche, infante d'Espagne. Pour Louis, c'est une humiliation de plus, car, conformément au souvenir de son père, il ne voit en Anne qu'une Espagnole et par conséquent une ennemie. Le roi, qui n'a que quatorze ans, ne consomma pas son mariage. Il fallut attendre quatre ans pour que le roi, poussé par le duc de Luynes, partageât le lit de la reine, son épouse.
Le jeune roi reçoit une éducation assez superficielle de la part de son précepteur, Gilles de Courtenvaux de Souvré. Peu intéressé par le latin et les lettres, le jeune roi est plutôt passionné de chasse et de musique (il composa plusieurs ballets). Louis XIII se révèle aussi excellent dessinateur et bon cavalier, grâce à l'enseignement de son sous-gouverneur, Antoine de Pluvinel. Mais outre son bégaiement, il est timide et manque de confiance en lui.
A la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il n'a que 9 ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente. La majorité du roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï qui accaparent les plus hautes charges de l'État.
Traumatisé par la mort brutale d'un père qu'il chérissait, le petit roi n'eut pas une enfance joyeuse. Tout d'abord, il ne trouva aucun substitut à l'amour paternel auprès de sa mère Marie de Médicis, qui le considérait comme quantité négligeable. Louis se renferma assez vite sur lui-même. Par ailleurs, le mépris des favoris italiens à son égard accrut son mal-être. En grandissant, Louis XIII devint un être taciturne et ombrageux.
Il y avait pourtant en Louis XIII, à côté de tous ses défauts, des instincts de roi dignes de son père Henri IV et il s'indignait de voir Concini, un étranger incapable selon lui, usurper le gouvernement de son État, tandis qu'on le reléguait dans un coin du Louvre. Il souffrait encore d'une autre blessure plus secrète et plus vive. Marie de Médicis avait trop laissé paraître la préférence qu'elle éprouvait pour son troisième fils, Gaston, duc d'Anjou, puis duc d'Orléans (à la mort du second fils, Nicolas, duc d'Orléans, né en 1604, chéri par le petit roi, mort dès 1611), qui était, en effet, un très gracieux et aimable enfant.
La régence de Marie de Médicis se révéla catastrophique. La très mauvaise gestion des affaires de la reine entraîna de graves troubles dans le royaume et créa chez le petit roi un très lourd sentiment d'amertume. Le 21 novembre 1615 à Bordeaux, Marie de Médicis, maria le roi à Anne d'Autriche, infante d'Espagne. Pour Louis, c'est une humiliation de plus, car, conformément au souvenir de son père, il ne voit en Anne qu'une Espagnole et par conséquent une ennemie. Le roi, qui n'a que quatorze ans, ne consomma pas son mariage. Il fallut attendre quatre ans pour que le roi, poussé par le duc de Luynes, partageât le lit de la reine, son épouse.
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